MUSEE DU CINEMA - 28, 29, 30 MARS 2006
Trams 92, 93, 94 / Bus 38, 60, 71, 95, 96 / Métro Gare Centrale
Hommage Vittorio De Seta
mercredi 29 : 20:30 - 22:15
Hommage Joris Ivens
mardi 28 : 20:15 - 22:15 / jeudi 30 : 19:00
Hommage à Vittorio De Seta
Mercredi 29 mars / 20:30
Courts métrages de Vittorio De Seta
Isole di Fuoco - Îles de feu / Les Iles Eoliennes / Vinni lu tempu de li pisci spata - Et vint le temps de l'espadon / Surfarara - Soufrière / Contadini del mare / Paysans de la mer / Pescherecci - Bateaux de pêche / Parabola d’oro - Parabole d’or / I dimenticati - Les oubliés / Pastori di Orgosolo / Bergers d’Orgosolo
plus souvent en
cinémascope, et mettent en scène, sans commentaire,
accompagnés seulement des bruits du travail
ancestral et des mélodies des chants populaires,
pêcheurs, bergers, paysans et ouvriers mineurs des
terres arides de l’Italie du Sud, de la Sicile, de la
Sardaigne ou de la Calabre. Tournant le dos au folklore,
à l’anecdote, au décoratif qui, dans ces
années-là, caractérisaient le néoréalisme finissant,
peu à peu travesti en réalisme rose, De Seta filme
les gestes et les corps en relation intime avec le territoire
qui les fait vivre, comme autant d’apparitions
portant le témoignage et la trace d'une culture paysanne
immémoriale et universelle dont Banditi a
Orgosolo , son premier long métrage de fiction, pressent
la fin et In Calabria , son dernier film en date,
atteste de la perte définitive.”
Patrick Leboutte, extrait du Catalogue de Lussas 2006Entrée : 2 € et 1 € (avec carte annuelle)
Hommage à Vittorio De Seta
Mercredi 29 mars / 22:15 / Musée du Cinéma
Banditi a Orgosolo (Vittorio De Seta)
Sicile / 1961 / 35mm / 98' - Réalisation, image, et production
Vittorio De Seta; Scénario Vera Gherarducci et Vittorio De Seta;
Image Vittorio De Seta, Luciano Tovoli; Montage Vittorio De Seta,
Fernanda Papa; Production Vittorio De Seta; Interprètes Michele
Cossu, Peppeddu Cuccu, Vittorina Pisano et habitants de la région
d'Orgosolo.
Michele est berger. Injustement suspecté de vol et
de meurtre, il est contraint de prendre le maquis.
Dans sa longue fuite vers les pâturages isolés de
la Barbagia, il perd tout son troupeau. Une nuit,
poussé par le désespoir, il pénètre dans la bergerie
d'un autre, et lui vole son troupeau en le menaçant
de son arme.
Il est désormais un véritable hors-la-loi
Entrée : 2 € et 1 € (avec carte annuelle)
Hommage à Joris Ivens
Mardi 28 mars / 20:15 / Musée du Cinéma
Van jeugd, strijd en arbeid
De la jeunesse, la lutte et le travail (Joris Ivens)
Ce reportage de commande du Syndicat néerlandais
des Travailleurs du Bâtiment nous montre quelques
scènes de vie dans le camp de vacances organisé
chaque année pour ses jeunes dans la région de
Veluwe. Seule la première bobine du film a survécu.Spoorwegbouw Zuid-Limburg / Construction ferroviaire au Sud Limbourg (Joris Ivens)
Le film montre la construction du tronçon de chemin
de fer appelé "La ligne aux Millions" car chaque kilomètre
avait coûté à l'époque un million de gulden.
La maîtrise de l'homme sur les éléments naturels
grâce à son travail, son ingéniosité et à l'apport
de la technique, était un thème cher à Ivens qu'on
retrouve dans de nombreux films.Betonarbeid / Le travail du béton (Joris Ivens)
Pays-Bas / 1930 / muet / 35mm / 34' Réalisation et Image
Joris Ivens; Production Capi Films; Copie de la Nederlands
Instituut voor Beeld en Geluid
Betonarbeid montre en effet de manière exhaustive comment
sont construits les caissons de béton armés. Mais le
film est aussi un magnifique témoignage de l'oeil
attentif d'Ivens pour l'extraordinaire adresse des travailleurs
du fer et une dénonciation involontaire des
conditions de sécurité désastreuse sur les chantiers
de construction en 1930. Le sujet du film lui offre
surtout la possibilité de composer une "symphonie
du travail" en jouant avec les ombres et les lumières,
avec des lignes et des rythmes visuels. Certains
plans peuvent même faire penser au travail de
Mondriaan.
La projection sera suivie d'une rencontre
avec Bert Hogenkamp, historien du Cinéma.
Entrée : 2 € et 1 € (avec carte annuelle)
Merci à la Cinémathèque Royale de Belgique
Joris Ivens : le travail, le progrès, les luttes
Mardi 28 mars / 22:15 / Musée du Cinéma
Symphonie industrielle
Philips Radio (Joris Ivens)
Pays-Bas / 1931 / v.o.-nl / 36' Image Joris Ivens, Jean
Dréville, John Fernhout, Mark Kolthoff; Montage Joris Ivens assisté
de Helen van Dongen; Musique Lou Lichtveld; Production CAPI
Films et Philips Eindhoven N.V.C"J'avais décidé que ce film serait fondé sur des recherches d'effets, des trucages, et l'utilisation des moyens les plus perfectionnés. J'écrivais un poème, je jouais avec le matériel que Philips avait mis à ma disposition et, chaque fois que j'en avais la possibilité, je m'approchais des hommes au travail et je les filmais..." Joris Ivens ou la Mémoire d'un regard
Niewe gronden / Nouvelles terres (Joris Ivens)
Pays-Bas / 1933 / 30' - Image Joris Ivens, John Fernhout,
Joop Huisken, Helen van Dongen, Eli Lotar; Montage Joris Ivens,
Helen van Dongen; Musique Hanns Eisler; Commentaire lu par
Joris Ivens; Production CAPI FilmsL'épisode de 'Nous construisons' qui traite du Zuyderzee a servi de base au film 'Zuyderzee' que Ivens réalise en 1930. En 1934, il réutilise à nouveau la même matière, y ajoute des plans nouveaux, et réalise une autre version : 'Nouvelles terres'. Ici le film contient un message politique, et le montage est plus serré, plus fort, soutenu par la musique de Hanns Eisler.
Misère au Borinage (Henri Storck, Joris Ivens)
Belgique / 1933 / 34' - Réalisation, scénario et montage Joris
Ivens et Henri Storck; Image Joris Ivens, Henri Storck et François
Rents; Production Club de l'Écran, EPI
"Ma première impression fut si sombre en arrivant
dans le Borinage que j'ai d'abord pensé qu'il était
impossible de faire un film. Même la nature me
parut à l'image de cette misère humaine...
Le Borinage était l'exemple parfait de l'injustice
capitaliste... Malgré la grève perdue, malgré les
expulsions et les menaces, les mineurs étaient
à nouveau prêts à se battre pour obtenir le droit
au charbon. Comment filmer une expulsion ?
C'était impossible. Les maisons d'habitation appartenaient
aux compagnies. Après la grève, les mineurs
en avaient été chassés et il nous fallait reconstitue
D'un autre coté, nous eûmes la chance de filmer
des scènes authentiques, comme celle où le jeune
homme donne sa paie à sa mère à la fin de la
semaine... Au cours de ces semaines passées dans
le Borinage, nous avons vécu très près des mineurs...
Le film que nous avions entrepris devenait de plus
en plus leur film... Notre vision esthétique subit,
elle aussi, le contrecoup de cette réalité... Chaque
plan devait dire 'j'accuse' et non 'je compatis'...
Ce style dépouillé au possible, presque contemplatif,
fut pour la presse bourgeoise le prétexte de
se déchaîner contre le film et contre moi..."
Joris Ivens ou la Mémoire d'un regard
.
Entrée : 2 € et 1 € (avec carte annuelle)
Merci à la Cinémathèque Royale de Belgique
le travail, le progrès, les luttes
Jeudi 30 mars / 19:00 / Musée du Cinéma
Le Pont - De Brug (Joris Ivens)
"En tournant Le Pont, j'ai appris à regarder...
Plus j'observais un détail, plus je découvrais de nouvelles
choses -ce pouvait être le contre-mouvement
d'une ombre, un reflet, un arrière plan- au point que
le sujet central devenait le point de départ de dix,
de vingt possibilités parmi lesquelles il me fallait
choisir." Joris Ivens ou la Mémoire d'un regard.Les brisants - Branding
(Joris Ivens, Mannus Franken )
Production CAPI FilmsLMi-documentaire, mi-fiction, l'histoire d'un marin au chômage qui pour vivre engage la bague de sa fiancée. Ce film met en scène, autant que les humains, les brisants, immenses rouleaux de vagues qui déferlent sur la plage.
Zuiderzee (Joris Ivens)
Pays-Bas / 1930 / muet / 40' - Réalisation, scénario et montage
Joris Ivens; Image Joris Ivens, John Fernhout, Joop Huisken,
Helen van Dongen, Eli Lotar; Production CAPI Films
"Zuiderzee symbolise le combat séculaire du peuple
hollandais contre la mer pour gagner de nouvelles
terres. Le film montre la phase terminale de la construction
de la grande digue qui isola définitivement
le Zuiderzee de la mer du Nord. Pour filmer le point
culminant de ce combat, le moment où la mer se
précipite à travers la dernière brèche, Joris Ivens utilise
trois caméras, l'une pour filmer la mer, l'autre la
terre, la troisième l'homme et ses machines. A cette
complexité de la prise de vue succède un montage
tout aussi inventif et complexe." Claude Brunel
La projection ayant lieu dans la salle des Muets,
le nombre de places est limité
Entrée : 2 € et 1 € (avec carte annuelle)
Merci à la Cinémathèque Royale de Belgique
sont sortis dans une superbe édition aux Editions Montparnasse dans la collection "Le Geste Cinémato- graphique".