::: PROGRAMME DU MOIS ::: SEPT. / OCT. 05 :::


LA PALESTINE EN PREMIERE LIGNE
> Espace Delvaux :: 20/09 - 20:30 ::
:: Réminiscences d'un voyage en Palestine de Dominique Dubosc ::
:: Détail d'Avi Mograbi ::

AVI MOGRABI A BRUXELLES
> Jacques Franck :: 01/10 - 20:00 ::
:: Août (avant l'explosion) d'Avi Mograbi :: Soirée de Soutien aux Shmninistim
> Cinéma Arenberg :: 02/10 - 19:00 à 23:00
:: Comment j'ai appris à surmonter ma peur et à aimer Ariel Sharon d'Avi Mograbi ::
:: Pour un seul de mes deux yeux d'Avi Mograbi :: Avant-première et rencontre

redécouvrir CARLOS VILARDEBO
> Musée du Cinéma :: 27/09 - 20:15 ::
:: Vivre de Carlos Vilardebo ::
:: L'eau et la pierre de Carlos Vilardebo ::
:: La petite cuillère de Carlos Vilardebo ::
:: Le Cirque de Calder de Carlos Vilardebo ::
:: Les gouaches de Calder de Carlos Vilardebo ::
:: Véronique ou les jeunes filles de Carlos Vilardebo ::

découvrir KHADY SYLLA
> Espace Delvaux :: 04/10 - 20:30 ::
:: Une fenêtre ouverte de Khady Sylla ::


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Espace Delvaux / mardi 20 septembre 2005 à 20:30
Place Keym - 1170 Bruxelles (Watermael-Boitsfort)
Bus 41-95-96, parking gratuit dans la galerie commerçante face à l'Espace Delvaux

> La Palestine en première ligne
Réminiscences d'un voyage en Palestine
de Dominique Dubosc
France / 2004 / DV Cam / Couleur & Noir et Blanc / 38'
Réalisateur Dominique Dubosc / Dessins Daniel Maja / Production et distribution Kino Films
> En juillet 2002, le dessinateur Daniel Maja est envoyé en Palestine pour relancer un projet d’écoles de dessin à Ramallah et à Gaza. Le cinéaste Dominique Dubosc l’accompagne. De retour en France, l'un et l'autre vont travailler leur matière (le dessin, les images). Le film qui en résulte est la mémoire de ce voyage, ou plutôt, un voyage dans la mémoire des deux voyageurs. Au-delà des péripéties du voyage, ce que la mémoire ramène à la surface est une vision de l’intolérable, et en même temps, le lien subtil et impossible à rompre qui relie malgré tout l’homme et le monde.
> Cher Dominique,
Plusieurs semaines ont passé depuis que j’ai vu ton poème sur la Palestine, 'Réminiscences d’un voyage en Palestine'. Il est resté dans ma mémoire aussi vivant que quand je l’ai vu. Je dis 'ton poème', car je pense que c’est un poème. Je pense que c’est le meilleur film/vidéo que j’ai vu sur la situation en Palestine. Le plus émouvant. Le plus politique aussi. La plupart des films que j’ai vus sur la Palestine – la plupart des films politiques en général – versent dans la propagande. Les journalistes et les cinéastes n’arrêtent pas de parler, de nous dire ce qu’ils veulent que nous entendions. Toi tu ne dis rien, tu laisses parler les images. Et elles parlent. Elles parlent à différents niveaux, comme seule la poésie peut le faire. Et tu en fais un pur morceau de cinéma. (...) Donc… merci. Jonas Mekas - Le 26 mai 2004
PS – Je pense à l’instant que ton film pourrait être défini formellement comme une élégie. Espoir et Tristesse. Ou Espoir plein de Tristesse. En fait, c’est un film horrible et beau à la fois. L’horreur du monde est la même que dans Goya ou Guernica. La seule différence, c’est que ça se passe aujourd’hui.

Grand Prix aux rencontres du film documentaire "Traces de Vies", 2005.
précédé de
Détail
d'Avi Mograbi
Israël / 2003 / Mini DV / Couleur / v.o. st-fr. / 8'
> Une famille palestinienne, debout dans la poussière, attend l’arrivée d’une ambulance qui doit les conduire à l’hôpital. Un véhicule blindé de l’armée israélienne leur barre la route puis force l’ambulance enfin arrivée à faire demi-tour, avant de s’en prendre au réalisateur lui-même.
Ce court métrage est un fragment du dernier film d’Avi Mograbi qui sera présenté le 2 octobre dans le cadre du P'tit Ciné au Cinéma Arenberg en présence du réalisateur
Suivi d'un débat en présence de Dominqiue Dubosc
Espace Delvaux / mardi 20 septembre 2005 à 20:30
Entrée Espace Delvaux : 4,5 € - 3,5 € (carte senior, et – de 26 ans) et 1,25 € (art 27)


RENCONTRE AVEC AVI MOGRABI A BRUXELLES
Le cinéaste israélien Avi Mograbi sera de passage à Bruxelles le week-end du 1er et 2 octobre pour deux soirées exceptionnelles. La première, une soirée de soutien aux Shministim (ces lycéens qui refusent d'entrer dans l'armée israélienne) avec la projection du film 'Août. Avant l'explosion'. La seconde, une soirée de projection et de rencontre autour de son dernier film 'Pour un seul de mes deux yeux' et de l'étonnant 'Comment j'ai appris à surmonter ma peur et à aimer Ariel Sharon'. Une occasion rare de rencontrer l'un des cinéastes israéliens les plus brillamment opposé à la politique actuelle de l'Etat d'Israël. Avi Mograbi est un cinéaste qui dérange. Son oeuvre caustique dresse le portrait édifiant d’une société israélienne repliée sur ses mythes, qu'il s'efforce de déconstruire film après film. La force de son cinéma réside dans la tension entre l’espace privé d'un journal intime, univers d'autofiction drôle et cabotin, et l'espace public où se joue le véritable corps à corps avec le monde. Se définissant comme 'un activiste politique qui tente de s'opposer à ce qui se passe et de filmer tout en s'impliquant', Mograbi jette son corps entier dans la bataille. Un corps massif, profondément engagé, mais aussi meurtri et parfois impuissant. Souvent à l'aide d'un humour féroce et lucide, son dispositif cinématographique devient l'outil d'une interrogation sur la construction du mensonge et de la fiction dans la société israélienne.


Jacques Franck / samedi 1er octobre 2005 à 20:00
Chaussée de Waterloo 94 - 1060 Bruxelles

> Soirée de soutien aux Shministim (lycéens objecteurs de conscience)
Août (avant l'explosion)
d'Avi Mograbi
Israël - France / 2002 / 35 mm / v.o.st-fr. / 72’
Réalisation, image, son et montage Avi Mograbi / Image Eitan Harris / Distribution Les Films d’Ici
> 'L’idée qui sous-tend 'Août (avant l’explosion)' (tourné juste avant le déclenchement de la deuxième Intifada ndlr) est simple : faire un film dont les seules composantes seraient la violence, la querelle et la colère. Israël est ainsi, chargé de violence, condamné à un désastre imminent, prêt à s’abattre sans avertissement. Et le mois d’août incarne parfaitement à mes yeux cet état de latence. Je hais le mois d’août plus que tout autre mois. Il fait chaud en août, une chaleur étouffante. C'est un mois inutile, qui ne mène nulle part, n’apporte rien, c’est un mois où le climat est pesant, les personnes irritables, les sentiments exacerbés. Quand j’ai commencé le tournage, je pensais filmer des événements d’importance inégale, dont la violence potentielle se révèlerait d’elle-même. Mais une fois descendu dans la rue, j’ai filmé une violence diffuse, verbale, quotidienne. Toute la tension accumulée, toutes les appréhensions, les inquiétudes de ce pays se sont déversées devant la caméra. Mon film dessine un portrait de l’état d’Israël et de sa population, rongée par la paranoïa. Un portrait où chaque homme a un ennemi, où chaque homme est un ennemi et où à chaque instant tout peut exploser. Et il n’y a pas de meilleur moment pour révéler ce conflit que le mois d’août.' (Avi Mograbi)
Les bénéfices de la soirée seront intégralement versés au Mouvement des Shministim dont fait partie son fils, Shaul Mograbi, emprisonné depuis le 12 août
Soirée organisée avec l'UPJB
Suivi d'un débat avec Avi Mograbi
Jacques Franck / samedi 1er octobre 2005 à 20:00
Entrée Jacques Franck : 5 €


Cinéma Arenberg / dimanche 02 octobre 2005 de 19:00 à 23:00
26 Galerie de la Reine, 1000 Bruxelles
Bus 29-34-47-48-60-65-66-71-95-96, Métro Bourse-Gare Centrale-De Brouckère, Trams 3-5

> Avant-première et rencontre avec Avi Mograbi
Comment j'ai appris à surmonter ma peur et à aimer Ariel Sharon
d'Avi Mograbi
Israël / 1997 / Beta SP / v.o.st-fr / 61'
> En 1996, alors que la campagne électorale en Israël approche, Mograbi décide de faire un film sur la figure politique contestée du leader du Likoud Ariel Sharon. En 1982, pour des raisons politiques, il avait refusé de servir dans l'armée pour la guerre contre le Liban. Ariel Sharon était à ce moment-là ministre de la défense et Mograbi a donc une relation très 'personnelle' vis-à-vis de lui. Pendant le tournage, Mograbi commence néanmoins à regarder Sharon sous une lumière différente. Un film qui rappelle qu'il vaut mieux juger un homme politique sur ses idées et ses actes que sur son charisme. d’après le programme du Nova
Pour un seul de mes deux yeux
d'Avi Mograbi
Israël - France / 2005 / 35mm / v.o.st-bil / Couleur / 100'
Réalisation, écriture, son et montage Avi Mograbi / Image Philippe Bellaïche / Son Dominique Vieillard / Production Mograbi Productions, Les Films d'Ici / Distribution Cinélibre / Sortie prévue en décembre 2005
> Les mythes de Samson et de Massada enseignent aux jeunes générations israéliennes que la mort est préférable à la soumission. Aujourd’hui, alors que la seconde Intifada bat son plein, les Palestiniens subissent quotidiennement les humiliations de l’armée israélienne : les paysans ne peuvent librement labourer leurs champs, les enfants sont bloqués des heures aux 'checkpoints' au retour de l’école… Exténuée, cette population, comme hier les Hébreux face aux Romains ou Samson face aux Philistins, crie sa colère et son désespoir. Avi Mograbi, cinéaste israélien, croit dans la force du dialogue entre les Palestiniens assiégés et une armée israélienne omniprésente.
Soirée organisée avec le soutien de Cinélibre et de Périphérie (Paris)
Sélection Officielle Festival de Cannes 2005 - Hors Compétition
Prix Spécial du Jury du Festival International de Marseille 2005

Suivi d'un débat avec Avi Mograbi
Cinéma Arenberg / dimanche 02 octobre 2005 de 19:00 à 23:00
Entrée Cinéma Arenberg : 7 € - 5,2 € (étudiants) 4,8 € (carte Arenberg*) et 1,25 € (art.27)
*Carte Arenberg : 20 € par an pour 2 places gratuites, un tarif permanent à 4,8 € le ticket, le journal envoyé chez vous et réductions sur le prix des DVD


Musée du Cinéma / mardi 27 septembre 2005 à 20:15
9 Rue Baron Horta - 1000 Bruxelles
Bus 38-60-71-95-96, Metro Gare Centrale, Trams 92-93-94

Carlos Vilardebo fait partie des cinéastes français des années 50 et 60 dont l'oeuvre navigue entre des courts métrages de commande et des films plus personnels dont certains valent largement la peine d'être redécouverts.
“Le cinéma de Carlos Vilardebo, pénétrant et profond comme la poésie de Francis Ponge, raffiné comme la prose de Julien Gracq et sensible comme la musique de Ravel, se résume, comme l'oeuvre de ces trois artistes, à trois qualités essentielles : savoir regarder, savoir ressentir, savoir exprimer”. Francis Porcile dans 'Défense du court métrage français', 1965

> redécouvrir CARLOS VILARDEBO
Vivre
de Carlos Vilardebo
France / 1958 / 7'
> "Dans cet implacable réquisitoire contre la guerre, des images de misère et de détresse défilent sur la longue plainte du 'De profundis' de Marcel Van Thienen. Eliminant sensiblerie et concessions, Vilardebo a fait de 'Vivre ' le plus atroce des souvenirs, où les cris sont étouffés par l'effrayant silence de l'image" op. cit.
L'eau et la pierre
de Carlos Vilardebo
France / 1959 / 17'
> Petit carnet d'impressions de Grèce aux antipodes des souvenirs coloriés des voyages organisés.
La petite cuillère
de Carlos Vilardebo
France / 1960 / 9'
> En se promenant dans le musée du Petit Palais, Vilardebo est tombé en arrêt devant une cuillère à fard d'une trentaine de centimètres qui représente une figure de femme nue. Patiemment, image après image, il a animé ce visage, lui redonnant après plus de trente siècles, une vie nouvelle. Et au film de devenir un magnifique poème d'amour.
Le Cirque de Calder
Les gouaches de Calder

de Carlos Vilardebo
France / 1961 / 18' et 7'
> Deux des films consacrés par Vilardebo au grand artiste contemporain Alexandre Calder dans lesquels il rend hommage à ce pionnier de l'art du mouvement, tantôt en le montrant manoeuvrant son petit cirque de personnages de fil de fer, tantôt exécutant ses fabuleux dessins à la gouache.
Véronique ou les jeunes filles
de Carlos Vilardebo
France / 1962 / 13'
> Le regard de Vilardebo, tour à tour émerveillé, attendri, mélancolique ou joyeux, fait défiler sous nos yeux plusieurs portraits de jeunes filles (fusains, pastels ou pointe sèche). Le film est un ravissant carnet de croquis, en même temps qu'un discret poème d'amour à la jeunesse féminine.
Musée du Cinéma / mardi 27 septembre 2005 à 20:15
Entrée Musée du Cinéma : 2 €, 1 € (avec la carte annuelle)


Espace Delvaux / mardi 04 octobre 2005 à 20:30
Place Keym - 1170 Bruxelles (Watermael-Boitsfort)
Bus 41-95-96, parking gratuit dans la galerie commerçante face à l'Espace Delvaux

> Regards sur la folie en Afrique
Une fenêtre ouverte
de Khady Sylla
Sénégal - France / 2005 / Dv-Cam / v.o.-st.fr / Couleur / 52'
Réalisation et écriture Khady Sylla / Image Charlie Van Damme / Son Mbaye Samb, Eric Münch / Montage Amrita David / Production Athénaïse (France) & Guiss Guiss Communication (Sénégal)
> "Comment dire la folie ? Comment exprimer la souffrance qui l’accompagne ? En 1994, alors qu’elle-même basculait dans la maladie, Khady Sylla, la réalisatrice, rencontre Aminta Ngom qui exhibait alors sa folie librement sans craindre la provocation. Pendant ses années de souffrance, Aminta Ngom fût sa fenêtre sur le monde. Aujourd’hui Aminta vit recluse dans sa cour familiale. Khady lui rend visite… Effet de miroir, la folie et la souffrance d’Aminta Ngom renvoient à celles de Khady Sylla." (extrait du dossier de presse)
> "Aminta Ngom est folle. Elle le sait, n’en a nulle honte. La souffrance qui la traverse, elle la promène quelquefois dans les rues de Dakar, elle l’endure entre les murs de la cour de sa maison familiale, elle la raconte devant la caméra. Derrière la caméra - mais à son tour aussi devant - Khady Sylla, la réalisatrice, filme la douleur. Leur douleur à chacune, non pas dans un partage illusoire, mais exposée, posée, bavard ou muet, côte à côte, comme les fragments de ce miroir brisé qu’on entrevoit et dont parle la réalisatrice. Portrait, autoportrait : de qui ? De la maladie, des errements urbains, de la folie, de deux femmes, d’une Afrique fantôme ? C’est sur ces questions que s’ouvre grand la fenêtre du film." (extrait du catalogue du festival de Marseille 2005)
Premier Prix au Festival International du Documentaire de Marseille 2005.
Suivi d'un débat sur le film et sur la maladie mentale au Sénégal en présence de Ibou Niang, membre de l'association Sénébel (sous réserve).
Espace Delvaux / mardi 04 octobre 2005 à 20:30
Entrée Espace Delvaux : 4,5 € - 3,5 € (carte senior, et – de 26 ans) et 1,25 € (art 27)