::: PROGRAMME DU MOIS ::: JAN. / FEV. 06 :::


Jean Eustache : L'image latente
> Musée du Cinéma :: 19/01 - 20:15 ::
:: Les Photos d'Alix de Jean Eustache ::
:: La Rosière de Pessac I et II de Jean Eustache ::

Japon, en-quête de père
> Cinéma Arenberg :: 29/01 - 19:15 ::
:: Harimano de Aya Tanaka ::
:: La lettre jamais écrite de Dominique Dubosc ::
:: Dans le silence du monde/KyaKaRaBaA de Naomi Kawase ::

Autour du Japon en 1965, vu par Marker et Oshima
> Musée du Cinéma :: 03/02 - 20:15 ::
:: Le journal de Yunbogi de Nagisa Oshima ::
:: Le mystère Koumiko de Chris Marker ::

Filmer les siens: héritages, identités et transmissions
> Espace Delvaux :: 07/02 - 20:30 ::
:: Le sceau du Dragon de Vincent Dragon ::


>> Téléchargez le dépliant du mois en PDF : Complet (200kb)


Musée du Cinéma / jeudi 19 janvier 2006 à 20:15
9 Rue Baron Horta - 1000 Bruxelles
Bus 38-60-71-95-96, Metro Gare Centrale, Trams 92-93-94

> Jean Eustache, l'image latente
La Rosière de Pessac (1968)
de Jean Eustache
France / 1968 / NB / 35mm / 55'
Réalisation, montage et production Jean Eustache / Image Philippe Théaudière avec Jean-Yves Coïc et Daniel Cardot / Son Jean-Pierre Ruh et Alain Sempé / Assistante à la réalisation Françoise Lebrun.
La Rosière de Pessac (1979)
de Jean Eustache
France / 1979 / Coul. / 16mm / 67'
Réalisation Jean Eustache / Image Robert Alazraki, Jean-Yves Coïc, Armand Marco, Philippe Théaudière / Son Gérard Bara, Bruno Charrier, Gérard De Lagarde, Georges Prat / Mixage Dominique Hennequin / Montage Jean Eustache et Chantal Colomer / Régie Séverine Olivier / Production Médiane Films, INA,
> "Depuis 1876, à Pessac, la ville natale d'Eustache, le maire et un jury procèdent chaque année à l'élection d'une "Rosière", une jeune fille choisie pour un an pour ses qualités morales et sa vertu, qui recevra un prix honorant toute sa communauté. En 1968, Eustache filme une première fois cette élection. En 1979, il retourne à Pessac pour l'élection de la Rosière avec l'idée de refaire le "même" film onze ans après la première version. "En 1968, quand j'ai tourné le film, j'ai regretté qu'il n'existe pas le même film tourné en 1896, l'année où cette tradition, qui remonte au Moyen Age, a été ranimée et instituée et qui correspond à peu près à l'invention du cinéma. J'ai rêvé à ce qu'auraient pu faire les frères Lumière en 1905, en muet, sur cet événement; j'ai rêvé qu'un autre opérateur aurait filmé la cérémonie de la Rosière pendant la guerre de 14-18, on aurait vu les poilus, le village et les gens tels qu'ils étaient à l'époque; j'imaginais le même film en 1936, au moment du Front populaire, (...) et puis il y aurait eu la Rosière sous l'Occupation, avec des Allemands regardant passer le défilé. (...) L'envie m'est venue de le refaire, exactement de la même façon, en filmant la même chose, avec cette idée donc que si on filme la même cérémonie, qui se déroule sous tous les régimes, sous toutes les Républiques, on peut filmer le temps qui passe, l'évolution et la transformation d'une société à l'intérieur d'une certaine permanence, celle d'un lieu et celle d'une tradition. C'est l'idée de temps qui m'intéresse." Jean Eustache dans Les Cahiers du Cinéma n°306
Les photos d'Alix
de Jean Eustache
France / 1980 / Coul. / 35 mm / 19'
Réalisation Jean Eustache / Image Robert Alazraki, Caroline Champetier / Son Bruno Charier Montage Chantal Colomer.
> Une jeune femme, Alix Cleo-Roubaud, amie de Jean Eustache, montre à un jeune homme (Boris Eustache, le fils du réalisateur) des photographies et les commente. Mais plus le film avance, moins les commentaires et les photos correspondent. César du meilleur court-métrage en 1982
Musée du Cinéma / jeudi 19 janvier 2006 à 20:15
Entrée Musée du Cinéma : 2 €, 1 € (avec la carte annuelle)


Cinéma Arenberg / dimanche 29 janvier 2006 à 19:15
26 Galerie de la Reine, 1000 Bruxelles
Bus 29-34-47-48-60-65-66-71-95-96, Métro Bourse-Gare Centrale-De Brouckère, Trams 3-5

> Au Japon: en-quêtes de père
19:15 - Harimano en présence de la cinéaste
d'Aya Tanaka
Belgique / 2004 / Coul. / v.o.jp et fr st-fr. / 56’
Réalisation Aya Tanaka / Image Valentine Paulus / Montage Michèle Hubinon / Musique Duke Quarcoo / Production Cobra Films, Zeugma Films / Coproduction VOI-Senart, CBA, Triangle 7.
> ""Il y a un lieu auquel je suis attachée, c’est Harimano. Mon père m’y emmenait chaque année chez mes grands-parents. Un jour, je lui ai demandé pourquoi il était le seul de sa famille à habiter à Tokyo. J’ai été surprise de découvrir que c’était à cause d’une discrimination politique. Je ne m’imaginais pas qu’une chose pareille existait au Japon. N’est-il pas comme un réfugié politique dans son propre pays ? Tout à coup, son passé m’a intrigué. J’ai voulu retourner à Harimano avec lui pour comprendre d’où venait son engagement." Aya Tanaka
Il y aura une pause entre le film Harimano et le reste du programme
La lettre jamais écrite
de Dominique Dubosc
France / 1990 / Hi8 / NB / v.o.st-fr. / 55'
Réalisation, image, son Dominique Dubosc / Production La Sept, Kinofilm / Ce film est un des numéros de la série "Live", produite par Arte. Il s'agit d'un plan-séquence de 55 minutes tourné le 11 octobre 1990 (de 16h à 17h) à Kamakura-City au Japon. / Pour en savoir plus : www.dominiquedubosc.org.
> "L’idée de ce film m’est venue d’une photo de Duane Michals, accompagnée d’un texte: "J’ai toujours espéré que mon père m’écrive un jour une lettre pour me dire où il avait caché son amour pour moi. Puis il est mort et je n’ai jamais reçu la lettre... ". Après la mort soudaine de mon père, j’ai pensé que je pourrais peut-être écrire à sa place cette "lettre jamais écrite" en réunissant les moments (rares) où il m’avait montré son amour. Ces moments étaient surtout liés à la très belle maison de Kamakura au Japon où il s’était établi avec sa dernière femme et où je lui ai rendu visite vers la fin de sa vie. J’ai donc imaginé - à travers la maison, le jardin et le cimetière voisin (où il est enterré) - un parcours qui me ramène finalement dans le bureau de mon père. C’est là que je retrouve la dernière et la plus importante trace de son amour pour moi, c’est-à-dire l’autorisation qu’il m’accordait enfin de voir le monde autrement que lui. Je pensais finir là ma lettre, mais j’ai été entraîné par mon plan séquence et j’ai continué jusqu’au bout.(...)” Dominique Dubosc
Dans le silence du Monde / Kya Ka Ra Ba A
de Naomi Kawase
Japon / 2001 / Beta SP / v.o.jap. st-fr / 49'
Réalisation et montage Naomi Kawase / Image Naomi Kawase, Masami Inomoto / Son Nobuyuki Kikuchi / Production Sento Inc., Arte France.
> Dans un de ses premiers films, Dans ses bras, Naomi Kawase partait à la recherche de son père qui l'a abandonnée alors qu'elle était enfant. Neuf ans après, en septembre 1999, elle apprend sa mort par un message téléphonique. Dans ce film-ci Kya Ka Ra Ba A(respectivement le ciel, le vent, le feu, l'eau et la terre en japonais), Naomi Kawase poursuit la quête de son père en cherchant à démêler ses vieux souvenirs et à combler le vide laissé par son absence... Elle cherche à en savoir plus sur sa naissance, sur les sentiments qui ont animés sa mère naturelle, sa mère adoptive et son père à son égard. Elle explore son environnement à l'aide d'une Super8, décide de se faire faire un tatouage pour conserver une trace de ce passé douloureux, et fait finalement résonner comme un espoir son attachement à la nature, aux gouttelettes d'eau et aux chants d'oiseaux... Dans cet étonnant jeu d'ombres et de lumières, de sons et de silences, de vitesse et de lenteur, Naomi Kawase poursuit sa quête, s'interrogeant au passage sur la solitude existentielle et l'amour des parents pour un enfant.
Cinéma Arenberg / dimanche 29 janvier 2006 / 19:15
Entrée Cinéma Arenberg : 7 € (pour les 3 films) 4,8 € (avec carte Arenberg*) et 1,25 € (art.27)
*Carte Arenberg : 20 € par an pour 2 places gratuites, un tarif permanent à 4,8 € le ticket, le journal envoyé chez vous et réductions sur le prix des DVD

Ce programme est organisé avec le soutien d'Arte et du CBA


Musée du Cinéma / vendredi 3 février 2006 à 20:15
9 Rue Baron Horta - 1000 Bruxelles
Bus 38-60-71-95-96, Metro Gare Centrale, Trams 92-93-94

> 1965 : autour de la société japonaise
Le Journal de Yunbogi
de Nagisa Oshima
Japon / 1965 / NB / v.o.st-bil / 30'
Réalisation et photographies Nagisa Oshima / Narration Hosei Komatsu / Basé sur un livre de Yunbogi Yi / Image Takashi Kawamata / Montage Keiichi Uraoka / Musique Takatoshi Naito / Production Nagisa Oshima.
> En 1964, lors d'un voyage en Corée, Oshima fait de nombreuses photos d'enfants des rues. Un an plus tard, après avoir lu la traduction japonaise d'un récit d'un enfant coréen Le Journal de Yunbogi, il décide de faire un film qui assemblerait les photos et des extraits du livre. Le résultat confronte le Japon au chaos et à la pauvreté en Corée, résultat en partie de l'occupation nipponne de 1905 à 1945.
Le Mystère Koumiko
de Chris Marker
France / 1965 / Coul. / 35mm / vo.fr. / 46'
> "Kumiko Muraoka, secrétaire, plus de vingt ans, moins de trente, née en Mandchourie, aimant Giraudoux, détestant le mensonge, élève de l'Institut franco-japonais, aimant Truffaut, détestant les machines électriques et les Français trop galants, rencontrée par hasard à Tokyo, pendant les Jeux Olympiques. Kumiko n'est pas la Japonaise modèle, à supposer que cet animal existe. Ni la femme modèle, ni la femme moderne. Ce n'est pas un cas. Ce n'est pas une cause. Ce n'est pas une classe. Ce n'est pas une race. Elle ne ressemble guère aux autres femmes, ou plus exactement elle ne ressemble qu'à celles qui ne ressemblent guère aux autres femmes. Ce qui fait déjà pas mal. Elle ne se regarde pas vivre. Elle est très étonnée de se trouver au centre d'un film qui porte son nom. (...) Elle sait qu'elle ne fait pas l'histoire, mais elle est l'histoire, comme vous, comme moi, comme Mao Tsé-tung, le Pape et le Raton Laveur. Autour d'elle, le Japon..." Chris Marker dans Commentaires 2, Ed. du Seuil
Musée du Cinéma / vendredi 03 février 2006 à 20:15
Entrée Musée du Cinéma : 2 €, 1 € (avec la carte annuelle)



Espace Delvaux / mardi 7 février 2006 à 20:30
Place Keym - 1170 Bruxelles (Watermael-Boitsfort)
Bus 41-95-96, parking gratuit dans la galerie commerçante face à l'Espace Delvaux

> Filmer les siens: héritages, identités et transmissions
Le Sceau du Dragon
de Vincent Dragon
France / 2005 / Beta SP / 55'
Réalisation Vincent Dragon / Image Marie Sorribas / Son Marianne Roussy / Montage Annie Waks, François Pit / Musique Daniel Gigant / Production Adalios, Lapilli Films, France 3 Sud, France 2.
> "Jean-Claude et Danièle Dragon, mes parents, ont trois enfants: Sophie, Claire et Vincent. Nous avons tous les trois été adoptés et nous sommes issus de parents biologiques différents. Le sceau du Dragon est une enquête autour des questions fondamentales et légitimes que se posent les membres de notre famille reconstituée. Il témoigne de notre aventure familiale et la construit: en effet, si la question de l’identité et de sa définition ont toujours agité notre communauté, à l’heure où les trois dragons ont la trentaine ces interrogations fondatrices sont plus aiguës que jamais... Dans le film, Sophie, Claire et moi entamons une enquête subjective qui suit deux pistes identiques et contradictoires. D’un côté, nous sondons l’abîme du mystère de notre origine, et de l’autre nous explorons à travers la spécificité de l’adoption ce qui nous rassemble et nous unit." Extrait de la note d’intention du cinéaste
Le film sera suivi d'une rencontre avec le cinéaste
Espace Delvaux / mardi 7 février 2006 à 20:30
Entrée Espace Delvaux : 4,5 € - 3,5 € (carte senior, et – de 26 ans) et 1,25 € (art 27)