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::: PROGRAMME DE NOVEMBRE/DECEMBRE 2006 :::
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HOMMAGE A JEAN-DANIEL POLLET
> Cinéma Arenberg :: 26/11 - 19:30-23:00 ::
:: Pour mémoire (La forge) de Jean-Daniel Pollet ::
:: L'Ordre de Jean-Daniel Pollet ::
:: Jour après jour de Jean-Daniel Pollet et Jean-Paul Fargier ::
> Musée du Cinéma BIS :: 6/12 :: 20:15
:: Rue Saint-Denis (Paris vu par...) de Jean-Daniel Pollet ::
:: Pourvu qu'on ait l'ivresse de Jean-Daniel Pollet ::
:: Les morutiers de Jean-Daniel Pollet ::
:: Méditerranée de Jean-Daniel Pollet ::
UNE EXPERIENCE DE CINEMA EN PRISON
> Espace Delvaux :: 05/12 - 20:30 ::
:: 9m2 pour deux de Joseph Cesarini et Jimmy Glasberg ::
suivi d'un débat
>> Téléchargez le dépliant du mois en PDF : Complet (160kb)
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HOMMAGE A JEAN-DANIEL POLLET
Cinéma Arenberg / dimanche 25 novembre 2006 de 19:30 à 23:00
26 Galerie de la Reine, 1000 Bruxelles
Bus 29-34-47-48-60-65-66-71-95-96, Métro Bourse-Gare Centrale-De Brouckère, Trams 3-5
Pour mémoire (La forge)
de Jean-Daniel Pollet
France / 1980 / N & B / 35mm / 62'
Réalisation et image Jean-Daniel Pollet ; Ecriture Jean-Daniel Pollet, Maryvonne Jattiot ; Texte et collaboration
Maurice Born ; Montage Jean-Daniel Pollet, Maurice Born ; Musique Dana Chivers ; Son Francois Bel ;
Mixage Jean-Paul Loublier ; Distribution POM Films ; Avec Lucien Doyen, René Duchamp, Roland Rousseau,
Emile Villette.
> “Deux journées dans une forge du Perche, datant de 1876, où sont mis en
oeuvre les mêmes procédés technologiques qu'à sa création. Hommage au
travail ancestral des fondeurs, des gestes qu'ils ont répétés des années durant
et d'un métier sur le point de disparaître. (...)
Pollet a découvert, par hasard, dans le Perche où il séjourne, une vieille fonderie
du XIXe siècle encore en activité, mais proche du dépôt de bilan. Il y filme
durant six mois, tous les jours, à respectueuse distance des ouvriers. Il en tire
non pas un document sociologique ou un reportage journalistique mais bien
mieux que cela : une évocation poétique au tamis de laquelle passe une
réflexion proprement politique. La maîtrise du feu par les hommes devient ainsi
le foyer actif du film, à partir duquel Pollet
propage sur une vaste envergure le
rayonnement d'une pensée attentive à la liaison entre les choses. (...)”
(Jacques Mandelbaum dans Le monde du 15/06/2005)
L'Ordre
de Jean-Daniel Pollet
France / 1973 / couleur / 35mm / 44'
Réalisation, image et montage Jean-Daniel Pollet ; Ecriture Malo Aguettant, Maurice Born ; Production Les
Laboratoires Sandoz ; Distribution POM Films; Avec Raimondakis et Philippe Sollers
> Face à la caméra, un lépreux grec - Raimondakis - raconte sa vie. Il a vécu pendant
de longues années à Spinalonga - une île au nord de la Crète - avec d'autres
lépreux parqués là pour y mourir.
Jour après jour
de Jean-Daniel Pollet et Jean-Paul Fargier
France / 2006 / couleur / Beta Sp ou 35mm / 65'
Réalisation Jean-Daniel Pollet et Jean-Paul Fargier ; Scénario Jean-Daniel Pollet en collaboration avec
Françoise Geissler, Leïla Geissler ; Texte Jean-Paul Fargier ; Voix François Chattot ; Images Jean-Daniel Pollet ;
Son Emmanuel Soland ; Montage Sandra Paugam ; Mixage Jean-Paul Loublie ; Musique Antoine Duhamel,
Dousty Dos Santos ; Musique interprétée par Elisabeth Saglier, Dousty Dos Santos ; Production AGAT Films &
Cie ; Avec Jean-Daniel Pollet
> “La maison, le monde. La maison... le monde. La maison : le monde.
Il vit dans le suspens de cette conjonction - déplaçant au gré de son humeur la
ponctuation qui lie dans son esprit les lieux où il réside. Il habite le monde
comme sa maison : immobile.
Un grave accident l’a cloué là, en ce point du monde : une maison au milieu
d’un grand jardin. Il ne peut plus parcourir le monde : il le contemple jour après
jour depuis sa maison.
Il habite le monde comme une maison, il habite sa maison comme un monde. Il
prend des photos : de sa maison ; du monde. Une dizaine chaque jour, nuit
comprise. Toujours les mêmes sujets – mais pas les mêmes lumières, les mêmes
couleurs, pas les mêmes températures. Un thermomètre est le héros discret de
ces variations.
Et ces vues fixes produisent un miracle : le mouvement qui se retire d’elles se
communique à lui. Il va et vient dans le monde ? Il bouge chaque fois qu’il colle
son oeil au viseur, chaque fois qu’il appuie sur le déclencheur. Chaque clic clac
le meut sans limite dans sa maison comme dans le monde, dans le monde
comme dans sa maison, hors de sa maison, hors du monde.
Et au miracle s’ajoute un prodige : quand il revoit ses images, qu’il les trie, qu’il
commence à les assembler : le mouvement se ranime en elles, entre elles. Elles
sont devenues le monde. Le monde qu’il habite, lui, et comme il l’habite, jour
après jour.
Il est cinéaste. Il n’a vécu que pour faire des films. Toujours un de plus : envers
et contre toutes les circonstances. Il imagine faire un film avec toutes ses
images fixes, se ranimant par conjonction, juxtaposition, succession. Il en
isolerait, dans le lot innombrable, ce qu’il en faut pour voir une année s’écouler,
quatre saisons, jour après jour.
Jour après jour serait le titre. Le programme. Le seul scénario.”
Jean-Daniel Pollet - Cadenet - Vaucluse
Cinéma Arenberg / dimanche 26 novembre 2006 / 19:30 - 23:00
Entrée Cinéma Arenberg : 8 € (pour les 3 films) 6,6€ (étudiant, chômeur, Cjp, carte Senior), 5,5 € (avec carte Arenberg*) et 1,65 € (art.27)
*Carte Arenberg : 20 € par an pour 2 places gratuites, un tarif permanent à 5,4 € le ticket, le journal envoyé chez vous et réductions sur le prix des DVD
Musée du Cinéma BIS/ mercredi 6 décembre à 20:15
Attention nouvelle adresse pendant les travaux !!!
Ancien auditorium du Shell Building, 60 rue Ravenstein, 1000 Bruxelles
Bus 38-60-71-95-96, Métro Gare Centrale, Trams 92-93-94.
Rue Saint-Denis (Paris vu par...)
de Jean-Daniel Pollet
France / 1964 / 35mm / v.o.fr. / 13'
Réalisation, scénario Jean-Daniel Pollet ; Image Alain Levent ; Montage Jacqueline Raynal ; Production Les
Films du Losange, Les Films du Cyprès ; Avec Claude Melki et Micheline Dax
> Léon (Claude Melki) ramène une prostituée (Micheline Dax) dans sa chambre
d'hôtel minable. Retardant le moment du passage à l'acte, il discute pour tuer
le temps lorsque survient une panne d'électricité providentielle. L’épisode de
Pollet tiré du mythique film à sketches Paris vu par
qui réunissait à l’époque Chabrol, Douchet, Godard, Pollet, Rohmer et Rouch.
Pourvu qu'on ait l'ivresse
de Jean-Daniel Pollet
France / 1957 / 35mm / noir et blanc / 20’
Réalisation et scénario Jean-Daniel Pollet ; Image Jacques Dürr, Jean-Daniel Pollet ; Musique Claude Bolling,
Emilio Clothilde, René Racine ; Montage Michel Durantel, Jean-Daniel Pollet ; Son Yves Bouyer ; Production
Les Films Jean-Daniel Pollet ; Avec Claude Melki
> Dans un dancing, un jeune homme timide observe les jolies filles et ne se
décide pas à les aborder. Le regard d’abord attiré par un sac posé sur une
table, il change de place et cherche à se donner une contenance, enviant l’audace
des autres garçons. Une noce arrive, les cotillons commencent. Grisé par
l’atmosphère, il met un masque et demande à la mariée de lui accorder une
danse. Son exploit accompli, il quitte la salle.
Les morutiers
de Jean-Daniel Pollet
France / 1966 / 35mm / v.o.-st-nl / 20'
Réalisation Jean-Daniel Pollet / Scénario Jean-Daniel Pollet, Etienne Lalou / Image Yann Le Masson / Son
Jean Baronnet / Montage Jean-Daniel Pollet, Nena Baratier
>Court-métrage documentaire sur les marins morutiers qui pêchent au large de
Terre-Neuve et du Groenland.
Méditerranée
de Jean-Daniel Pollet
France / 1963 / 16mm / v.o.fr. / 44'
Réalisation Jean-Daniel Pollet assisté de Volker Schlöndorff ; Image Jean-Jacques Rochut et Jean-Daniel
Pollet; Textes Philippe Sollers ; Montage Jacqueline Raynal et Jean-Daniel Pollet ; Musique Antoine
Duhamel ; Production Ilios Films, Films du Losange
> Film-essai de trois quarts d'heure autour de la réalité et de l'imaginaire méditerranéen:
images mythologiques (temples, ruines, statuettes... ), imagerie
populaire (corrida, danses traditionnelles... ), présences corporelles (une jeune
fille endormie sur une table d'opération) et objets industriels de la société de
consommation entrent en dialogue via le texte de Philippe Sollers et la
musique d'Antoine Duhamel.
“Pour Méditerranée , j'ai fait un voyage de trois mois et demi, parcouru quinze
pays autour du bassin méditerranéen mais j'ai refusé d'emblée de faire un
documentaire” (Jean-Daniel Pollet)
Musée du Cinéma BIS/ mercredi 6 décembre à 20:15
Entrée Musée du Cinéma : 2 €, 1 € (avec la carte annuelle)
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Espace Delvaux / mardi 05 décembre 2006 à 20:30
Place Keym - 1170 Bruxelles (Watermael-Boitsfort)
Bus 41-95-96, parking gratuit dans la galerie commerçante face à l'Espace Delvaux
9m2 pour deux
de Joseph Cesarini et Jimmy Glasberg
France / 2005 / 35mm / 94'
Réalisation et image Joseph Cesarini et Jimmy Glasberg ; Dialogues Nourdine B, Mohamed E, Philippe C,
Williams M, Christopher M, Kamel M, Mourad A, Roger A, Olivier et Bruno V ; Continuité dramatique et montage
Roger Ikhlef ; Son Pierre Armand ; Décors Atelier Acte II, Renaud Brunel, Olivier Michaud, Christine
Falque ; Montage son et mixage Emmanuel Soland ; Régie Gabriel Elhayani ; Etalonnage Alexandra Pocquet ;
Production Agat Films & Cie, Lieux Fictifs en co-production avec Arte France.; Avec Nourdine B, Mohamed E,
Philippe C, Williams M, Christopher M, Kamel M, Mourad A, Roger A, Olivier et Bruno V.
> Ce film est issu d'une expérience cinématographique menée en milieu carcéral.
9m2 pour deux a été mis en scène dans un décor de cellule reconstituée en
studio à l'intérieur de la prison. Dix hommes détenus y deviennent tour à tour
interprètes et filmeurs de leur propre vie. Chacun d'entre eux s'exprime ainsi à
travers des situations quotidiennes en une série de moments forts : amitié,
indifférence, confrontation, solitude… (Synopsis du film)
> “9m2 pour deux fait partie de ces films qui viennent nous rappeler de temps
en temps que le cinéma peut aussi être pour le spectateur une expérience. Au
sens où, comme au début de Close-up d’Abbas Kiarostami lorsque nous assistons
à un dialogue entre un chauffeur de taxi, des militaires et un journaliste,
nous sentons bien dans 9m2 pour deux poindre un trouble en nous face aux
situations qui se déroulent dans l’espace confiné d’une cellule de la prison des
Baumettes à Marseille. Tout a l’allure du documentaire, jusque dans le passage
de la petite caméra DV de l’un des prisonniers à l’autre, les mouvements parfois
chaotiques, les propos au jour le jour, loin des dialogues de scénaristes
dont la maîtrise nous embarque immédiatement dans un ailleurs identifié et
parfois même trop reconnaissable. Ici, nous sommes dans l’indécision en face
d’une réalité non identifiable que le déroulement du film va peu à peu accentuer
: travail sur la lumière, sur le rythme, construction du montage nous font
ressentir plus qu’intellectualiser, plan après plan, la présence sous-jacente,
tapie, dans l’ombre de la fiction (…).
Nous n’en sommes pas pour autant au bout de nos doutes. Car s’il s’agit bien
d’une fiction, celle-ci n’a que bien peu à voir dans les représentations qu’elle
nous propose avec les mythologies (cinéma de fiction et de documentaire
confondus) que charrie la production cinématographique à propos des prisons,
du récit d’évasion au témoignage compassionnel en passant par le chant
d’amour. Nous sommes dans un monde qui pèse son poids de réel, respire le
grain du quotidien et s’incarne fortement. Cet univers s’avère d’autant plus
troublant que plus le film avance, moins nous savons précisément qui le fait :
est-ce un deus ex-machina tapi dans l’ombre (Jimmy Glasberg ou son comparse
José Césarini avec l’aide du monteur Roger Ikhlef ) ? On doute que les
tôlards se soient laissé embobiner si facilement dans ce qui relève quand
même d’un exercice de dévoilement de soi où l’impudeur et l’aveu relèvent
d’un certain courage, d’une vraie prise de risque, d’un engagement profond.
Nous ne sommes pas non plus dans le film témoignage, la catharsis du
filmé, la thérapie par le cinéma. Alors voilà, nous avons à faire à un OCNI
(objet cinématographique non identifié) qui vient rejoindre la liste pas si
longue que ça, celle des films qui ne masquent pas la profonde ambiguïté
de leur démarche mais au contraire la livrent en pâture au spectateur
pour mieux le mettre en déséquilibre. Car au fond, ce qui nous trouble le
plus dans 9m2 pour deux , ça n’est pas de savoir qui a fait le film (car on
se doute bien que grâce à la justesse de son dispositif, à un moment il
s’est fait tout seul, avec le concours attentif de tous). Ce qui nous met
en suspens, au-dessus d’un abyme c’est plutôt de ne pas y trouver ce
que nous y cherchons (des prisonniers geignards et révoltés face à des
cinéastes bienveillants) mais des gens qui, dans le lieu où on en manque
le plus, s’approprient cette formidable chance de liberté que leur offre
cette expérience de cinéma hérétique et impure qui leur permet de se
montrer, à travers leur travail de scénaristes, dialoguistes, comédiens,
caméramans et réalisateurs, comme des êtres libres.”
(F.Sabuoruad, critique de cinéma, enseignant et scénariste)
La projection sera suivie d'un débat
Espace Delvaux / mardi 05 décembre 2006 à 20:30
Entrée Espace Delvaux : 4,5 € - 3,5 € (carte senior, et – de 26 ans) et 1,25 € (art 27)
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Le programme du P'tit Ciné est organisé en collaboration avec le Cinéma
Arenberg, le Musée du Cinéma Bis, la Cinémathèque Royale de Belgique et l'Espace
Delvaux, avec le soutien du Centre du Cinéma de la Communauté française, du Réseau
Action Culturelle Cinéma (RACC) et du Ministère de l'Emploi de la Région de Bruxelles-
Capitale.