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ILS NE MOURAIENT PAS TOUS

Le plafond de verre

Yamina Benguigui, France, 2005

Aujourd’hui, pour les jeunes diplômés, issus de l’immigration, décrocher un job relève de la galère et de la gageure. Ces minorités visibles se heurtent aux préjugés raciaux des employeurs et n’obtiennent pas les mêmes avantages et possibilités de carrière à diplôme égal. Pour parvenir à obtenir un bon job, faut-il que Nordine devienne Norbert, que Nadia se change en Nadège ? Faut-il que Samia envoie la photo de sa voisine Aurélie ? Est-il acceptable qu’Ali, titulaire d’une licence universitaire, se contente d’un salaire 30% inférieur ? Ou qu’une femme d’origine maghrébine gagne encore, à travail égal, un salaire inférieur à un homme issu ou non de l’immigration.

Mon diplôme c’est mon corps

Sophie Bruneau, Marc Antoine Roudil, Belgique, France, 2000

En psychothérapie depuis janvier 2000, Madame Khôl travaillait comme femme de ménage pour cinq employeurs différents jusqu’au jour où elle fit une chute dans un escalier.

De quoi demain sera fait

Jacques Borzykowski, Belgique, 2005

"Si l’on se sert de l’expérience passée comme d’un projeteur qui nous éclaire sur le présent, nous sommes amenés à réfléchir aux transformations socio-économiques parfois brutales de notre société...". Telle est l’introduction de ce film déroutant, fruit d’une scénarisation collective d’un groupe de militants syndicaux de la FGTB de Bruxelles qui ont travaillé sur les thèmes de l’exclusion sociale, l’extrême droite, le droit de vote des étrangers et le syndicalisme européen.
Au départ de leur expérience de militant syndical aujourd’hui et de la visite des camps de concentration et d’extermination d’Auschwitz-Birkenau, ce groupe de travail "Liberté et tolérance" nous fait découvrir les regards croisés sur la démocratie et la citoyenneté.

Ma vie est mon vidéo-clip préféré

Show-Chun Lee, France, 2004

"Je m’appelle Ren Liping, je suis née à Zhejiang, en Chine. Je suis arrivée en France en 1999. J’avais dix-sept ans. C’est le rêve de beaucoup de Chinois, on pense que la vie en France sera meilleure. C’est pour cela que je suis ici. Mes parents ont fait appel à un passeur. Le voyage a duré plusieurs mois. Le plus dur, ça a été entre la Yougoslavie et l’Italie parce qu’il fallait marcher à quatre pattes dans la montagne, comme les animaux, pour échapper aux infra-rouges de la douane. Mais nous avons fini par arriver en France ; dans mon eldorado"...

La femme seule. Legba Akosse

Brahim Fritah, France, 2005

Akosse Legba, une jeune femme Togolaise a été victime d’esclavage moderne. Un luxueux appartement parisien est le théâtre des réminiscences de son passé. Ainsi, dans les pièces vides résonne sa voix qui raconte les conditions de sa venue en France, ses souffrances et comment un fragile processus d’affranchissement s’est lentement mis en place, grâce aux objets qui constituaient son environnement quotidien. En filmant ces objets, on découvrira la relation qui s’est nouée entre elle et son univers domestique, pendant les deux ans qu’ont duré son "emprisonnement". Et au fil du récit, à travers ces objets, des souvenirs lointains ressurgiront, dès lors nous plongerons dans les méandres de son passé, quelque part dans un petit village au Togo.

Prix spécial du Jury du Festival de Clermont Ferrand 2005
Prix de la meilleure création sonore au festival de Caen 2005
Prix de qualité 2005 CNC
Prix du meilleur documentaire au 56e festival de Montecatini 2005
Prix du jury et Prix du public de la compétition documentaire du 6ème Festiv’art à Limoges.

Paysan et rebelle, portrait de Bernard Lambert

Christian Rouaud, France, 2003

En retraçant la vie de Bernard Lambert, paysan de Loire Atlantique, député à 27 ans puis figure mythique des luttes paysannes dans l’Ouest au cours des années 1970, fondateur du mouvement des "Paysans travailleurs" et père spirituel de José Bové, le film Paysan et rebelle remonte aux sources de la contestation paysanne d’aujourd’hui et parcourt un demi-siècle d’évolution de l’agriculture en France. C’est aussi un portrait de groupe, car l’histoire de Bernard Lambert est racontée par ses proches, ses compagnons de lutte, sa femme Marie-Paule, ses amis de la JAC, ses camarades du PSU ou des Paysans travailleurs, des inconnus ou des "personnalités" : Maître Henri Leclerc, Michel Rocard, José Bové... qui tous parlent d’eux-mêmes en parlant de lui et constituent un récit à plusieurs voix, à la fois biographie singulière et fresque historique, histoire des idées et histoire des gens mêlées.

Nijnok

Leo Wentik, Pays-Bas, 2004

Cachée dans la campagne du Brabant aux Pays-Bas, existe une ferme exceptionnelle. On n’y entend ni les cris des poulets ni ceux des vaches. On n’y sent pas l’odeur des cochons non plus. Aucun son, aucune odeur. Dans les longs hangars, plus de 20 000 petits lapins blancs aux yeux rouges grandissent et se multiplient.

Notre pain quotidien

(Unser täglich brod )
Nikolaus Geyrhalter, Autriche, 2005

Bienvenue dans le monde de la production industrielle de nourriture et de l’agriculture high-tech. Au rythme des tapis roulants et des immenses machines, le film s’arrête sans commentaire aux lieux de production de la nourriture en Europe : des espaces monumentaux, des paysages surréalistes, des sons étranges, un environnement froid et industriel qui laisse peu de place à l’individu. Là, des femmes et des hommes, des animaux, des récoltes et des machines jouent un rôle précis dans la logistique de ce système qui fournit à notre société sa nourriture.

Prix spécial du Jury IDFA International Documentary Festival Amsterdam 2005.

La vie autrement

Loredana Bianconi, Belgique, 2005

Quatre jeunes femmes belges d’origine maghrébine, Amina Bakkali, Farida Boujraf, Hayat N’Ciri et Madiha Figuigui, racontent face à la caméra les difficultés qu’elles ont rencontrées pour s’imposer en tant qu’artiste dans leur milieu familial et culturel, réticent à l’idée qu’une femme se montre et s’exprime en public. Entre le modèle familial et le modèle de la société d’accueil de leurs parents, elles ont cherché à inventer leur propre vie.

Ecoutes radiophoniques + rencontre : Quand "Là-Bas si j’y suis" parle du travail...

Anonyme,

Écoute d’extraits d’émissions et rencontre avec Olivia Gesbert et François Ruffin (reporters radio à Là-Bas si j’y suis sur France Inter).

Crée en 1989, l’émission Là-bas si j’y suis est produite et animée par Daniel Mermet chaque jour de la semaine de 17h05 à 18h sur France Inter... En dehors du répondeur ouvert aux réactions, critiques, et coups de gueule des auditeurs, l’émission se compose essentiellement de reportages radiophoniques réalisés sur le terrain, tant local qu’international. Ainsi, de la guerre en Tchétchénie à l’Usine Nestlé de Saint-Menet
à Marseille, l’émission balade son micro à l’écoute des sons de la vie et de la parole des sans-voix médiatique. Et comme souvent l’émission parle de mutations du travail, de précarité, de chômage, on vous a proposé de rencontrer deux de ses reporters les plus assidus à ces questions Olivia Gesbert et François Ruffin et d’écouter quelques extraits de leurs travaux. Hommage à un travail en profondeur rare à la radio, mélange de rencontres, d’investigation, d’info et de courage dans la prise de position.

Là-bas si j’y suis a obtenu le prix Ondas 1992, Scam 1993 et du Conseil français de l’audiovisuel 1998.

Pour plus d’infos sur l’émission : www.radiofrance.com ou www.la-bas.org, le site "non-officiel" de l’émission qui permet l’écoute en ligne des archives de l’émission. François Ruffin est aussi animateur du journal Fakir à Amiens www.fakirpresse.info.

Avec le sang des autres

Bruno Muel, France, 1974

Une descente aux enfers. La chaîne de montage automobile chez Peugeot. Son direct et image simple, assourdissante image. C’est là l’essentiel de l’empire Peugeot : l’exploitation à outrance du travail humain. "C’est pas simple de décrire une chaîne... Ce qui est dur en fin de compte, c’est d’avoir un métier dans les mains. Moi, je vois, je suis ajusteur, j’ai fait trois ans d’ajustage, pendant trois ans j’ai été premier à l’école... Et puis, qu’est-ce que j’en ai fait ? Au bout de cinq ans, je peux plus me servir de mes mains, j’ai mal aux mains. J’ai un doigt, le gros, j’ai du mal à le bouger, j’ai du mal à toucher Dominique le soir. Ça me fait mal aux mains. La gamine, quand je la change, je peux pas lui dégrafer ses boutons. Tu sais, t’as envie de pleurer dans ces coups-là. Ils ont bouffé tes mains. J’ai envie de faire un tas de choses et puis, je me vois maintenant avec un marteau, je sais à peine m’en servir. C’est tout ça, tu comprends. T’as du mal à écrire, j’ai du mal à écrire, j’ai de plus en plus de mal à m’exprimer. Ça aussi, c’est la chaîne..."
Christian Corouge dans Avec le sang des autres.

Ce film, le dernier de l’aventure des Groupes Medvedkine, fait partie du double DVD
"Les groupes Medvedkine" sorti en France le 8 février dans la collection "Le Geste Cinématographique" aux Editions Montparnasse.

Ils ne mouraient pas tous mais tous étaient frappés

Sophie Bruneau, Marc Antoine Roudil, Belgique, France, 2005

Chaque semaine, dans trois hôpitaux publics de la région parisienne, une psychologue et deux médecins reçoivent des hommes et des femmes malades de leur travail. Ouvrière à la chaîne, directeur d’agence, aide-soignante, gérante de magasin...Tour à tour, quatre personnes racontent leur souffrance au travail dans le cadre d’un entretien unique. Les trois professionnels spécialisés écoutent et établissent peu à peu la relation entre la souffrance individuelle du patient et les nouvelles formes d’organisation du travail.
A travers l’intimité, l’intensité et la vérité de tous ces drames ordinaires pris sur le vif, le film témoigne de la banalisation du mal dans le monde du travail. Ils ne mouraient pas tous mais tous étaient frappés est un huis clos cinématographique où prend corps et sens une réalité invisible et silencieuse : la souffrance au travail.

Rencontre littéraire : (D)Écrire les mutations du monde du travail - Avec François Bon et Pascale Fonteneau

Anonyme,

Rencontre littéraire avec des écrivains que le monde du travail agite.

Pour Pascale Fonteneau et François Bon, les mutations du travail et les questions sociales sont au cœur de leur écriture.

Pascale Fonteneau, écrivaine célèbre pour ses romans publiés à la Série Noire, est aussi animatrice d’ateliers d’écriture et une des fondatrices du réseau Kalame. Dans son dernier livre Jour de gloire, nous découvrons Monique et Sylvie, deux copines d’usine, voisines sur la chaîne de montage. Quand leur entreprise est délocalisée, elle se mettent en lutte aux côtés de leurs collègues ouvriers, galvanisées par les discours syndicaux,...

François Bon est un écrivain infatigable et un animateur d’ateliers d’écriture (entre autres). Il coordonne aussi le site internet de littérature www.remue.net, un blog/journal sur www.tierslivre.net et a récemment lancé un nouveau projet sur le net www.tumulte.net. Lorsque François Bon entre pour la première fois dans l’usine vide de Daewoo à Fameck (l’une des trois usines lorraines brutalement fermées fin 2002-début 2003), plus aucune trace de la violence sociale qui a jeté sur le pavé 1200 personnes ne subsiste dans l’usine. Il part alors à la rencontre de ces femmes et de ces hommes qui, les voix chargées d’émotion, raconteront la violence du travail à la chaîne et la violence ensuite des luttes.

"Comment affronter maintenant le quotidien vide, et ce qu’il en est pour les enfants, pour le temps, pour sa propre idée de la vie ? Ces récits entendus, les transcrire ne suffit pas : il faut raconter, reconstruire, la cellule de reclassement, les appartements où vous êtes reçu, le supermarché. Ce qui est proposé comme nouvelles figures du travail ? Centre d’appels, marché du chien. Il faut aussi entrer dans les silences. (...) Si les ouvrières n’ont plus leur place nulle part, que le roman soit mémoire." François Bon.

La rencontre est animée par Estelle Kreszlo (Chercheuse au Centre de Sociologie du Travail et de la Formation de L’ULB).

Paysage fer

François Bon, France, 2003

La vieille ligne de train Paris-Nancy, celle qui suit la Marne, la Moselle et la Meurthe, traverse les villes industrielles de Vitry-le-François, Commercy, Bar-le- Duc, Toul, remonte vers les champs de bataille de la Première Guerre mondiale, vieux chemin vers les matières premières, le fer, le charbon, le bois, va être laissée à elle-même : les marchandises, les TER l’emprunteront encore, mais le TGV passera loin à l’écart. C’est une histoire du regard qui se termine : le regard qu’on porte sur notre propre histoire et celui qu’on porte sur la vie des hommes. À travers ce jeu du regard entre imaginaire et réel, François Bon, écrivain, et Fabrice Cazeneuve, réalisateur, explorent ce dont le TGV, en se séparant des écluses, des usines, de l’histoire des maisons et des hommes, va nous séparer.

De la jeunesse, la lutte et le travail

(Van jeugd, strijd en arbeid)
Joris Ivens , Pays-Bas, 1930

Ce reportage de commande du Syndicat néerlandais des Travailleurs du Bâtiment nous montre quelques scènes de vie dans le camp de vacances organisé chaque année pour ses jeunes dans la région de Veluwe. Seule la première bobine du film a survécu.

Construction ferroviaire au Sud Limbourg

(Spoorwegbouw Zuid-Limburg)
Joris Ivens , Pays-Bas, 1930

Le film montre la construction du tronçon de chemin de fer appelé "La ligne aux Millions" car chaque kilomètre avait coûté à l’époque un million de gulden. La maîtrise de l’homme sur les éléments naturels grâce à son travail, son ingéniosité et à l’apport de la technique, était un thème cher à Ivens qu’on retrouve dans de nombreux films.

Le travail du béton

(Betonarbeid)
Joris Ivens , Pays-Bas, 1930

Décrit comme un "film pédagogique" Betonarbeid montre en effet de manière exhaustive comment sont construits les caissons de béton armés. Mais le film est aussi un magnifique témoignage de l’œil attentif d’Ivens pour l’extraordinaire adresse des travailleurs du fer et une dénonciation involontaire des conditions de sécurité désastreuse sur les chantiers de construction en 1930. Le sujet du film lui offre surtout la possibilité de composer une "symphonie du travail" en jouant avec les ombres et les lumières, avec des lignes et des rythmes visuels. Certains plans peuvent même faire penser au travail de Mondrian.

Symphonie industrielle

(Philips Radio)
Joris Ivens , Pays-Bas, 1931

"J’avais décidé que ce film serait fondé sur des recherches d’effets, des trucages, et l’utilisation des moyens les plus perfectionnés. J’écrivais un poème, je jouais avec le matériel que Philips avait mis à ma disposition et, chaque fois que j’en avais la possibilité, je m’approchais des hommes au travail et je les filmais..." Joris Ivens ou la Mémoire d’un regard.

Nouvelle terre

(Nieuwe Gronden)
Joris Ivens , Pays-Bas, 1933

L’épisode de Nous construisons qui traite du Zuyderzee a servi de base au film Zuyderzee que Ivens réalise en 1930. En 1934, il réutilise à nouveau la même matière, y ajoute des plans nouveaux, et réalise une autre version : Nouvelles terres. Ici le film contient un message politique, et le montage est plus serré, plus fort, soutenu par la musique de Hanns Eisler.

Misère au Borinage

Joris Ivens , Henri Storck, Belgique, 1933

"Ma première impression fut si sombre en arrivant dans le Borinage que j’ai d’abord pensé qu’il était impossible de faire un film. Même la nature me parut à l’image de cette misère humaine...Le Borinage était l’exemple parfait de l’injustice capitaliste... Malgré la grève perdue, malgré les expulsions et les menaces, les mineurs étaient à nouveau prêts à se battre pour obtenir le droit au charbon. Comment filmer une expulsion ? C’était impossible. Les maisons d’habitation appartenaient aux compagnies. Après la grève, les mineurs en avaient été chassés et il nous fallait reconstituer. D’un autre coté, nous eûmes la chance de filmer des scènes authentiques, comme celle où le jeune homme donne sa paie à sa mère à la fin de la semaine... Au cours de ces semaines passées dans le Borinage, nous avons vécu très près des mineurs... Le film que nous avions entrepris devenait de plus en plus leur film... Notre vision esthétique subit, elle aussi, le contrecoup de cette réalité... Chaque plan devait dire ’j’accuse’ et non ’je compatis’...
Ce style dépouillé au possible, presque contemplatif, fut pour la presse bourgeoise le prétexte de se déchaîner contre le film et contre moi..." Joris Ivens ou la Mémoire d’un regard.

Îles de feu

(Isole di Fuoco )
Vittorio De Seta, Sicile, 1955

Les Iles Éoliennes. En 1954 a lieu l’une des plus violentes éruptions du Stromboli.

Dix courts métrages ont imposé Vittorio De Seta comme un des plus grands cinéastes de la géogra- phie humaine, dix documentaires réalisés entre 1954 et 1959, dont il assurait seul toutes les étapes : production, prise de vues, montage, sonorisation. Tous sont filmés en technicolor, le plus souvent en cinémascope, et mettent en scène, sans commentai- re, accompagnés seulement des bruits du travail ancestral et des mélodies des chants populaires, pêcheurs, bergers, paysans et ouvriers mineurs des terres arides de l’Italie du Sud, de la Sicile, de la Sardaigne ou de la Calabre. Tournant le dos au fol- klore, à l’anecdote, au décoratif qui, dans ces années-là, caractérisaient le néoréalisme finissant, peu à peu travesti en réalisme rose, De Seta filme les gestes et les corps en relation intime avec le ter- ritoire qui les fait vivre, comme autant d’apparitions portant le témoignage et la trace d‚une culture pay- sanne immémoriale et universelle dont Banditi a Orgosolo, son premier long métrage de fiction, pres- sent la fin et In Calabria, son dernier film en date, atteste de la perte définitive.” Patrick Leboutte, extrait du Catalogue de Lussas 2006.

Et vint le temps de l’espadon

(Vinni lu tempu de li pisci spata)
Vittorio De Seta, Sicile, 1955

La pêche à l’espadon dans le détroit de Messine et au large des Iles Éoliennes.

Dix courts métrages ont imposé Vittorio De Seta comme un des plus grands cinéastes de la géogra- phie humaine, dix documentaires réalisés entre 1954 et 1959, dont il assurait seul toutes les étapes : production, prise de vues, montage, sonorisation. Tous sont filmés en technicolor, le plus souvent en cinémascope, et mettent en scène, sans commentai- re, accompagnés seulement des bruits du travail ancestral et des mélodies des chants populaires, pêcheurs, bergers, paysans et ouvriers mineurs des terres arides de l’Italie du Sud, de la Sicile, de la Sardaigne ou de la Calabre. Tournant le dos au fol- klore, à l’anecdote, au décoratif qui, dans ces années-là, caractérisaient le néoréalisme finissant, peu à peu travesti en réalisme rose, De Seta filme les gestes et les corps en relation intime avec le ter- ritoire qui les fait vivre, comme autant d’apparitions portant le témoignage et la trace d‚une culture pay- sanne immémoriale et universelle dont Banditi a Orgosolo, son premier long métrage de fiction, pres- sent la fin et In Calabria, son dernier film en date, atteste de la perte définitive.” Patrick Leboutte, extrait du Catalogue de Lussas 2006.

Soufrière

(Surfarara)
Vittorio De Seta, Sicile, 1955

Le travail épuisant et dangereux des mineurs des soufrières de Sicile.

Dix courts métrages ont imposé Vittorio De Seta comme un des plus grands cinéastes de la géogra- phie humaine, dix documentaires réalisés entre 1954 et 1959, dont il assurait seul toutes les étapes : production, prise de vues, montage, sonorisation. Tous sont filmés en technicolor, le plus souvent en cinémascope, et mettent en scène, sans commentai- re, accompagnés seulement des bruits du travail ancestral et des mélodies des chants populaires, pêcheurs, bergers, paysans et ouvriers mineurs des terres arides de l’Italie du Sud, de la Sicile, de la Sardaigne ou de la Calabre. Tournant le dos au fol- klore, à l’anecdote, au décoratif qui, dans ces années-là, caractérisaient le néoréalisme finissant, peu à peu travesti en réalisme rose, De Seta filme les gestes et les corps en relation intime avec le ter- ritoire qui les fait vivre, comme autant d’apparitions portant le témoignage et la trace d‚une culture pay- sanne immémoriale et universelle dont Banditi a Orgosolo, son premier long métrage de fiction, pres- sent la fin et In Calabria, son dernier film en date, atteste de la perte définitive.” Patrick Leboutte, extrait du Catalogue de Lussas 2006.

Paysans de la mer

(Contadini del mare)
Vittorio De Seta, Sicile, 1955

La pêche au thon à Stromboli.

Dix courts métrages ont imposé Vittorio De Seta comme un des plus grands cinéastes de la géogra- phie humaine, dix documentaires réalisés entre 1954 et 1959, dont il assurait seul toutes les étapes : production, prise de vues, montage, sonorisation. Tous sont filmés en technicolor, le plus souvent en cinémascope, et mettent en scène, sans commentai- re, accompagnés seulement des bruits du travail ancestral et des mélodies des chants populaires, pêcheurs, bergers, paysans et ouvriers mineurs des terres arides de l’Italie du Sud, de la Sicile, de la Sardaigne ou de la Calabre. Tournant le dos au fol- klore, à l’anecdote, au décoratif qui, dans ces années-là, caractérisaient le néoréalisme finissant, peu à peu travesti en réalisme rose, De Seta filme les gestes et les corps en relation intime avec le ter- ritoire qui les fait vivre, comme autant d’apparitions portant le témoignage et la trace d‚une culture pay- sanne immémoriale et universelle dont Banditi a Orgosolo, son premier long métrage de fiction, pres- sent la fin et In Calabria, son dernier film en date, atteste de la perte définitive.” Patrick Leboutte, extrait du Catalogue de Lussas 2006.

Bateaux de pêche

(Pescherecci)
Vittorio De Seta, Sicile, 1958

Les pêcheurs de Lampedusa en Sicile.

Dix courts métrages ont imposé Vittorio De Seta comme un des plus grands cinéastes de la géogra- phie humaine, dix documentaires réalisés entre 1954 et 1959, dont il assurait seul toutes les étapes : production, prise de vues, montage, sonorisation. Tous sont filmés en technicolor, le plus souvent en cinémascope, et mettent en scène, sans commentai- re, accompagnés seulement des bruits du travail ancestral et des mélodies des chants populaires, pêcheurs, bergers, paysans et ouvriers mineurs des terres arides de l’Italie du Sud, de la Sicile, de la Sardaigne ou de la Calabre. Tournant le dos au fol- klore, à l’anecdote, au décoratif qui, dans ces années-là, caractérisaient le néoréalisme finissant, peu à peu travesti en réalisme rose, De Seta filme les gestes et les corps en relation intime avec le ter- ritoire qui les fait vivre, comme autant d’apparitions portant le témoignage et la trace d‚une culture pay- sanne immémoriale et universelle dont Banditi a Orgosolo, son premier long métrage de fiction, pres- sent la fin et In Calabria, son dernier film en date, atteste de la perte définitive.” Patrick Leboutte, extrait du Catalogue de Lussas 2006.

Parabole d’or

(Parabola d’oro)
Vittorio De Seta, Sicile, 1955

La moisson en Sicile intérieure.

Dix courts métrages ont imposé Vittorio De Seta comme un des plus grands cinéastes de la géogra- phie humaine, dix documentaires réalisés entre 1954 et 1959, dont il assurait seul toutes les étapes : production, prise de vues, montage, sonorisation. Tous sont filmés en technicolor, le plus souvent en cinémascope, et mettent en scène, sans commentai- re, accompagnés seulement des bruits du travail ancestral et des mélodies des chants populaires, pêcheurs, bergers, paysans et ouvriers mineurs des terres arides de l’Italie du Sud, de la Sicile, de la Sardaigne ou de la Calabre. Tournant le dos au fol- klore, à l’anecdote, au décoratif qui, dans ces années-là, caractérisaient le néoréalisme finissant, peu à peu travesti en réalisme rose, De Seta filme les gestes et les corps en relation intime avec le ter- ritoire qui les fait vivre, comme autant d’apparitions portant le témoignage et la trace d‚une culture pay- sanne immémoriale et universelle dont Banditi a Orgosolo, son premier long métrage de fiction, pres- sent la fin et In Calabria, son dernier film en date, atteste de la perte définitive.” Patrick Leboutte, extrait du Catalogue de Lussas 2006.

Les oubliés

(I dimenticati)
Vittorio De Seta, Sicile, 1959

Les "oubliés" sont le peuple paysan et pêcheur de Sicile.

Dix courts métrages ont imposé Vittorio De Seta comme un des plus grands cinéastes de la géogra- phie humaine, dix documentaires réalisés entre 1954 et 1959, dont il assurait seul toutes les étapes : production, prise de vues, montage, sonorisation. Tous sont filmés en technicolor, le plus souvent en cinémascope, et mettent en scène, sans commentai- re, accompagnés seulement des bruits du travail ancestral et des mélodies des chants populaires, pêcheurs, bergers, paysans et ouvriers mineurs des terres arides de l’Italie du Sud, de la Sicile, de la Sardaigne ou de la Calabre. Tournant le dos au fol- klore, à l’anecdote, au décoratif qui, dans ces années-là, caractérisaient le néoréalisme finissant, peu à peu travesti en réalisme rose, De Seta filme les gestes et les corps en relation intime avec le ter- ritoire qui les fait vivre, comme autant d’apparitions portant le témoignage et la trace d‚une culture pay- sanne immémoriale et universelle dont Banditi a Orgosolo, son premier long métrage de fiction, pres- sent la fin et In Calabria, son dernier film en date, atteste de la perte définitive.” Patrick Leboutte, extrait du Catalogue de Lussas 2006.

Bergers d’Orgosolo

(Pastori di Orgosolo)
Vittorio De Seta, Sicile, 1958

La vie quotidienne des bergers à Orgosolo, dans la région de Nuoro en Sardaigne.

Dix courts métrages ont imposé Vittorio De Seta comme un des plus grands cinéastes de la géogra- phie humaine, dix documentaires réalisés entre 1954 et 1959, dont il assurait seul toutes les étapes : production, prise de vues, montage, sonorisation. Tous sont filmés en technicolor, le plus souvent en cinémascope, et mettent en scène, sans commentai- re, accompagnés seulement des bruits du travail ancestral et des mélodies des chants populaires, pêcheurs, bergers, paysans et ouvriers mineurs des terres arides de l’Italie du Sud, de la Sicile, de la Sardaigne ou de la Calabre. Tournant le dos au fol- klore, à l’anecdote, au décoratif qui, dans ces années-là, caractérisaient le néoréalisme finissant, peu à peu travesti en réalisme rose, De Seta filme les gestes et les corps en relation intime avec le ter- ritoire qui les fait vivre, comme autant d’apparitions portant le témoignage et la trace d‚une culture pay- sanne immémoriale et universelle dont Banditi a Orgosolo, son premier long métrage de fiction, pres- sent la fin et In Calabria, son dernier film en date, atteste de la perte définitive.” Patrick Leboutte, extrait du Catalogue de Lussas 2006.

Le Pont

(De Brug)
Joris Ivens , Pays-BAs, 1928

"En tournant Le Pont, j’ai appris à regarder... Plus j’observais un détail, plus je découvrais de nouvelles choses - ce pouvait être le contre-mouvement d’une ombre, un reflet, un arrière plan - au point que le sujet central devenait le point de départ de dix, de vingt possibilités parmi lesquelles il me fallait choisir." Joris Ivens ou la Mémoire d’un regard.

Les brisants

(Branding)
Joris Ivens , Mannus Franken, Pays-Bas, 1933

Mi-documentaire, mi-fiction, l’histoire d’un marin au chômage qui pour vivre engage la bague de sa fiancée. Ce film met en scène, autant que les humains, les brisants, immenses rouleaux de vagues qui déferlent sur la plage.

Zuiderzee

Joris Ivens , Pays-Bas, 1930

"Zuiderzee symbolise le combat séculaire du peuple hollandais contre la mer pour gagner de nouvelles terres. Le film montre la phase terminale de la construction de la grande digue qui isola définitivement le Zuiderzee de la mer du Nord. Pour filmer le point culminant de ce combat, le moment où la mer se précipite à travers la dernière brèche, Joris Ivens utilise trois caméras, l’une pour filmer la mer, l’autre la terre, la troisième l’homme et ses machines. A cette complexité de la prise de vue succède un montage tout aussi inventif et complexe." Claude Brunel.